Yaoi est en fait l'acronyme de Yama nashi, Ochi nashi, Imi nashi : « Pas de montagne (point culminant, jouissance, etc.), pas de chute, pas d'histoire ».
À l'origine le terme fut inventé pour désigner des dōjinshis (mangas utilisants des personnages non-originaux, le plus souvent dessinés par des amateurs) comportant des scènes érotiques entre personnages masculins issus de mangas, de séries animées ou de jeux vidéo populaires (Saint Seiya, Captain Tsubasa, Gundam Wing, Final Fantasy VII, etc.).
La popularité des histoires mettant en scène des couples homosexuels, avec ou sans graphisme sexuel, n'a été que grandissante parmi le public féminin japonais. Avait suivi une production d'½uvres originales réalisées par des auteurs professionnels : c'est la naissance du manga yaoi à part entière.
Si « yaoi » ne désigne au Japon que la portion des ½uvres ayant un contenu sexuel, le terme est aujourd'hui souvent utilisé par les fans occidentaux par abus comme un terme général pour désigner toute forme de romance entre deux hommes, même si elle est uniquement suggérée.
Il ne faut pas confondre le yaoi avec le yuri (relations homosexuelles entre femmes).
Il faut aussi admettre que si le yaoi vise un public féminin, il possède aussi un grand nombre de fans masculins.
Le BL en général et le Yaoi en particulier sont destinés en principe à un public féminin.
Ces ½uvres sont écrites par des femmes et pour des femmes, si bien qu'elles mettent en scène les fantaisies féminines et les fantasmes projetés par des femmes sur les univers homosexuels masculins. La relation homosexuelle dépeinte, sentimentale et physique, obéit en effet largement aux codes et aux critères hétérosexuels constatés dans la réalité.
On y retrouve souvent un modèle du couple homme-femme, selon une rhétorique basique, avec un partenaire viril dominant (seme - du verbe semeru, dominer) et son amant efféminé et vulnérable à la psychologie toute féminine (uke - du verbe ukeru, recevoir)
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